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Questions frÉquemment posÉes

 

1. Qu'est-ce qu'un MTR ?

Des Réacteurs d'Essai des Matériaux (MTR) sont nécessaires pour le développement et la qualification des matériaux et des combustibles nucléaires utilisés dans l'industrie nucléaire. Ces études contribuent à la sécurité et à l'optimisation des réacteurs nucléaires existants comme au développement des futurs réacteurs.

La plupart des outils d'irradiation utilisés par l'industrie dans le monde occidental ont autour de 50 ans. Il est indispensable de maintenir une capacité de haute performance expérimentale et d’expertise connexe pour les décennies à venir. Il y a un consensus sur la nécessité d'étudier et de construire un nouveau réacteur d’Essai des Matériaux (MTR) pour soutenir les réacteurs nucléaires de puissance actuels et contribuer à l’élaboration de ceux qui bénéficieront des futures technologies.
Dans ce contexte, le Réacteur Jules Horowitz (RJH), construit sur le site de Cadarache, sera une grande infrastructure d'intérêt européen dans le domaine de la fission, ouvert à la collaboration internationale.

The OSIRIS Reactor (Saclay—FRANCE)   The Jules Horowitz Reactor (Cadarache—FRANCE)   The BR2 Reactor (Mol—Belgium)

Le réacteur OSIRIS
(Saclay-FRANCE)

 
Le Réacteur Jules Horowitz (Cadarache-FRANCE)
 

Le réacteur BR2 (Mol, Belgique)

The HBWR Reactor (Halden—NORWAY)

 

The LVR-15 Reactor (Rez—Czech Republic)

 

The HFR Reactor (Petten—The Nederlands)

Le réacteur HBWR
(Halden-NORVÈGE)

 

Le LVR-15 du réacteur
(Rez-République tchèque)

 

Le réacteur HFR
(Petten-Les-Bas)

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2. Où est situé le réacteur Jules Horowitz ?

Le réacteur Jules Horowitz sera mis en œuvre sur le centre du CEA de Cadarache situé dans le sud de la France.
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3. Qui gère le projet RJH ?

Le projet RJH a été soutenu et mis au point au niveau international. Par exemple, un Groupe consultatif international RJH a été institué dans le cadre de l'OCDE / AEN afin d'évaluer le projet et de le promouvoir en tant qu’installation destinée à des utilisateurs internationaux.

En conséquence, un consortium a été mis en place pour financer la construction du RJH et pour garantir aux membres financeurs un accès sécurisé à la capacité expérimentale du réacteur. Ce consortium regroupe des instituts de recherche de plusieurs États membres européens, tels que le CEA (France), le SCK (Belgique), NRI (République tchèque), VTT (Finlande), CIEMAT (Espagne), et la Commission européenne. Les grandes entreprises industrielles telles que EDF, AREVA, Vattenfall sont également membres du consortium RJH.

Le CEA a également établi des accords bilatéraux pour le RJH avec trois partenaires associés: DAE (Inde), iAEC (Israël) et JAEA (Japon). Des discussions sont en cours avec d'autres partenaires européens et internationaux pour élargir le consortium RJH.

Les membres qui contribuent au financement de la construction du RJH auront des droits d'accès garantis aux lieux d'expérimentation dans le réacteur afin de mettre en œuvre leurs propres programmes expérimentaux. En parallèle, un programme conjoint sera ouvert à la collaboration internationale dans le but d'aborder les questions d'intérêt commun.

La création du Consortium RJH, avec la mise en réseau de laboratoires de recherche pertinents, est l’étape la plus importante pour la construction des compétences et des infrastructures de Recherche et Développement de prochaine génération. Ceci est nécessaire pour disposer d’une R&D capable de soutenir les réacteurs de puissance actuels et futurs.

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4. Quelles sont les mesures prises contre le risque sismique ?

Le RJH repose sur des plots sismiques spécifiques conçus pour permettre de déconnecter les mouvements du bâtiment des mouvements de terrain. Cette technique, bien connue pour la construction des ponts est déjà appliquée sur d'autres installations nucléaires.

Les plots sismiques sont des "sandwiches" de 40 centimètres par 40 constitués de six couches de 2 centimètres d'épaisseur de caoutchouc (élastomère) insérés dans des plaques métalliques. Placés au sommet des colonnes de béton de 2,2 mètres de haut qui s'élèvent de la partie inférieure du plancher de la structure, ces tampons soutiennent le plancher supérieur - le "radier" -, qui est le véritable «plancher» de l'installation.

Pour le RJH, chaque plot supporte une charge de 550 tonnes. Ils sont disposés de telle manière que la charge totale de l'installation - 110.000 tonnes - est uniformément répartie sur la structure.

Ces plots sismiques sont la clé de ce que les ingénieurs appellent «l'isolement parasismique des fondations". Leur structure flexible est capable de filtrer les effets de tremblement, les vibrations ou plus exactement, les accélérations ... - qu'un fort tremblement de terre causerait. Le système est simple, robuste et nécessite peu d'entretien. Il peut réduire le potentiel d'une accélération de 0,7 g à un simple 0,13 g


Plots Antisismiques
© CEA/LESENECHAL GERARD

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5. Les événements japonais (printemps 2011) ont-ils des conséquences sur le projet RJH ?

Suite aux évènements survenus à Fukushima-Daïchi au Japon (printemps 2011), l’Autorité de Sûreté Nucléaire française (ASN) a lancé un ensemble d’Evaluations Complémentaires de Sûreté, en concertation avec les pays européens (WENRA : Association de réglementation nucléaire de l’Europe de l'Ouest).

WENRA stress test européen

L’Evaluation Complémentaire de Sûreté du RJH, remise dès septembre 2011 à l’ASN, démontre la bonne robustesse de l’installation à des évènements naturels dont le niveau serait supérieur à celui prévu dans son dimensionnement. Des dispositions complémentaires vont cependant être prises par le centre du CEA Cadarache pour accroître cette robustesse et disposer de marges supplémentaires vis-à-vis du dimensionnement de l’installation

Consulter le rapport d’Evaluation Complémentaire de Sécurité RJH


Revision : 2012-09
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